Peter Handke
Peter Handke (né le 6 décembre 1942 à Griffen en Carinthie) occupe une position exceptionnelle dans le paysage littéraire franco-autrichien. Écrivain situé entre l’Autriche et la France, il fait office de passeur entre les cultures. Sa biographie et son parcours littéraire, marqués par une identité carinthienne, une résidence à Chaville, en région parisienne, depuis 1990 et des liens profonds avec la littérature francophone[1],[2] expliquent son rôle unique dans le transfert culturel. Il devient l’un des auteurs germanophones les plus traduits et commentés en France[3]. Pendant tout ce temps, Handke a appris la langue française avec une telle perfection qu’il a même écrit en français. Mais son influence dépasse sa propre œuvre : il contribue à rapprocher des traditions littéraires différentes, notamment en traduisant des œuvres d’écrivains français.
Handke traducteur : Ponge, Char, Bove, Modiano, Bayen
Pour Handke, traduire n’est pas un exercice technique mais un acte de création.[4] Lire, écrire et traduire constituent une seule et même activité.[5] L’intérêt de Handke pour l’activité des traducteurs apparaît pour la première fois dans son récit La Femme gauchère (Die linkshändige Frau), publié en 1976. Pour le tournage du film[6] et afin d’expliquer à l’actrice Edith Clever les états d’âme d’un traducteur, Peter Handke traduit lui-même un passage d’Un cœur simple de Gustave Flaubert. Il prend alors conscience de l’« activité vivifiante » que constitue la traduction.[7]
Pour Peter Handke, la traduction ne diffère pas fondamentalement de l’écriture.[8] Alors que dans cette dernière le texte est en parallèle avec la nature, dans la traduction il existe en parallèle avec la version originale.[9]
C’est à Salzbourg, dans les années 1980, que Handke commence à traduire intensément, motivé aussi par le désir de changement après les affres de l’épuisement de Lent Retour.[10] Traduire lui permet de se libérer de l’angoisse créatrice, de travailler la précision du langage et de s’immerger dans la voix d’un autre auteur. Le travail de traduction stimule une réflexion approfondie sur la langue et la signification de certains termes, lesquelles sont de nature à enrichir sa langue maternelle et, partant, sa propre écriture.[11]
Sur la trentaine des traductions que Peter Handke a réalisées à ce jour, les traductions de textes français sont les plus nombreuses. En dehors du français, Handke a traduit du grec ancien, du slovène[12] et de l’anglais. Quant aux textes français, l’objectif de Handke était explicitement de familiariser – grâce à ses traductions – le public germanophone avec certains écrivains français. La plupart du temps, les textes ont été choisis par Handke lui-même parce qu’il sentait une affinité avec leur atmosphère ou leurs sujets, ou bien que la forme, l’écriture lui parlaient.[13] En principe, les choix de traduction de Handke révèlent un ensemble cohérent d’affinités littéraires.
En 1982, Peter Handke publie la traduction de Francis Ponge Le carnet du bois de pins / La Mounine (Das Notizbuch vom Kiefernwald / La Mounine)[14], en 1988 il traduit La petite suite vivaraise (Kleine Suite des Vivarais)[15]. Francis Ponge (1899–1988) tenta dans son œuvre d'abolir la distinction entre le mot et la chose qu'il désigne. La publication, en 1942, du Parti pris des choses le fit connaître comme un écrivain de premier plan. Dans ce recueil, Ponge choisit en effet d’être le poète du quotidien, du matériel, des objets et des choses (« l'Huître », « le Savon », « l’Orange », « la Cruche », « l’Appareil du téléphone »). Salué par Jean-Paul Sartre, puis par Philippe Sollers et le groupe de Tel Quel, Ponge, longtemps lu par un groupe restreint d'initiés, fut consacré, tardivement, par le grand prix de poésie de l’Académie française en 1984. Dans La Mounine, il cherche à décrire l’objet en évitant toute poésie. Comme le précise Peter Handke, La Mounine est un « texte exemplaire qui montre un drame » : le drame entre l’objet et la langue, le problème de la forme.[16] La concentration absolue sur un objet ainsi que la recherche du rapport idéal entre les mots et les choses représentent des points de convergence entre Peter Handke et Francis Ponge.[17]
La petite suite vivaraise, autre texte de Francis Ponge traduit par Handke, est constituée d’une série d’images des montagnes située à l’est du Massif central ; comme il le souligne dans sa postface, ce texte est décalé par rapport aux conceptions poétiques précédentes centrées sur les objets : en marge du monde muet, on devine la présence des hommes. Handke se dirige vers ce « monde muet » qu’il qualifie de « notre seule patrie » (l’une de ses citations préférées tirée de Pour un Malherbe de Ponge).<Handke : Mündliches und Schriftliches 2002, 131</ref> Dans son discours prononcé lors de la remise du prix littéraire de Salzbourg en 1986, Peter Handke précise que « le monde de marges » (« die Randwelt ») correspond précisément au monde muet de Francis Ponge.[18]
Un autre travail de traduction concerne des poèmes de René Char[19] (1907–1988) qui sont publiés sous le titre Rückkehr stromauf (ce qui représente une partie du recueil intitulé Le Nu perdu). Plus tard, Handke traduit quelques petits textes sous le titre Le voisinage de Van Gogh (Die Nachbarschaften van Goghs).
René Char, contrairement à Ponge, n’est plus un inconnu dans le champ littéraire germanophone : Paul Celan l’avait déjà traduit et découvert pour l’espace allemand.[20] Dirk Weissmann voit dans le lien qu’établit René Char entre la parole poétique et l’acte de résistance à l’oppresseur nazi le point de départ de l’intérêt que porta Paul Celan à ce poète.[21] Wut und Geheimnis[22], discours prononcé par Handke lorsqu’il reçut le titre de docteur honoris causa de l’Université de Klagenfurt en 2002, exprime en filigrane cette convergence d’intérêt entre Celan et Handke.
Pour le numéro spécial de la revue Europe (n° 705/706, janv./fév. 1988) consacré à René Char, Peter Handke rédige – en langue française – un petit texte dans lequel il évoque sa rencontre avec l’œuvre de Char et son travail de traduction.[23] La lecture de René Char lui fait prendre conscience que lire attentivement, c’est déjà traduire, ou plus précisément : « René Char kann ich am besten lesen, indem ich ihn gleich übersetze. »[24] Par la suite, Handke se considère dans son texte sur Char comme un « lecteur-traducteur ».[25]
L’intérêt de Handke pour René Char ne se limite pas à ses écrits ; il comporte aussi une affection personnelle : au cours de son travail, Peter Handke rend visite à l’écrivain dans sa maison de L’Isle-sur-la-Sorgue.[26] Se rendre à L’Isle-sur-la-Sorgue était important pour Handke, car il considère Char comme un « écrivain de site »[27], c’est-à-dire que le lieu est, pour Char (ainsi que pour Handke), le point de départ de l’écriture.[28]
En 1983, Peter Handke annonce sa traduction d’Une jeunesse (Eine Jugend), roman de Patrick Modiano.[29] Modiano fait partie de la génération de l’après-guerre, mais cette guerre, l’antisémitisme et son judaïsme figurent au centre de son œuvre. Sa perspective inclut également un démontage du mythe de la résistance française (La place de l’étoile, 1968) ; il est lauréat de plusieurs prix littéraires, dont le Prix Nobel en 2014.
Les œuvres de Modiano sont, elles aussi, marquées par de nombreux espaces intermédiaires « où il n’y a rien », elles véhiculent une tristesse, une perte, une jeunesse qui ne trouve pas de place, et un souvenir.[30] Handke tentait par son action de traduction de contribuer au renom de cet auteur – non sans succès d’ailleurs, puisque la quatrième de couverture d’un autre roman de Modiano traduit par Handke, La petite Bijou (Die kleine Bijou), indique que c’est justement Peter Handke qui a fait découvrir Modiano au public germanophone.
Emmanuel Bove[31] occupe une place toute particulière dans le travail de traduction de Peter Handke. Entre 1981 et 1984, Handke traduit Mes amis (Meine Freunde), Armand et Bécon-les-Bruyères. Il se présente comme un grand admirateur de Bove parce que ce dernier met en scène des personnages discrets, en marge, irrémédiablement voués à l’échec, des antihéros. Ils sont passifs et se soumettent au primat de la volonté d’autrui. Mais, bien qu’incapables d’agir et de décider, ils n’en conservent pas moins un certain intérêt pour le monde qui les entoure. L’influence de Bove se retrouve dans la manière dont Handke traite le quotidien : l’ordinaire devient un espace littéraire, une zone où se déploie une vérité sur l’être humain.
L’analogie évidente entre Bove et Handke apparaît en pleine lumière dans le troisième texte de Bove traduit par Peter Handke, Bécon-les-Bruyères, qu'il considère comme son chef-d’œuvre.[32] Bove y décrit le village du même nom situé en banlieue parisienne, un lieu insignifiant. Bécon-les-Bruyères est un non-lieu, « un no man’s land mythique »[33] qui n’existe que par le nom de sa gare. L’œuvre est entièrement consacrée à la description d’un lieu, de sorte que c’est le lieu lui-même qui constitue le personnage principal de cette œuvre.[34] Avec exactitude, Bove se lance dans la narration d’un lieu banal, tout ce qu’on trouve à Bécon-les-Bruyères porte les traces du quotidien, et c’est ce quotidien, ces choses sans importance qui lient justement la littérature de Bove avec celle de Handke.
C’est en septembre 1976, fraîchement installé à Clamart, que Handke désigne pour la première fois la banlieue comme son lieu idéal.[35] Par la suite, Peter Handke, lors de ses séjours en France, vivra toujours en banlieue parisienne. Son film La Femme gauchère marque nettement et pour la première fois l’importance personnelle qu’il attache à la banlieue parisienne.
Peter Handke s’exprime dans une topographie des bords[36] : ce terrain vague, la banlieue, les gares de bus ou bien les faubourgs constituent ses topoi littéraires où prédominent les éléments banals, quotidiens, dénués de pittoresque et d’exceptionnel, idéalement servis par un style laconique soucieux de préciser les contours d’un objet ou d’un sujet, une langue dans laquelle le non-dit, le centre vide est plus significatif que dans une description détaillée.[37]
Cet intérêt particulier pour les bords ne suppose nullement le refus d’un centre. Handke apprécie aussi le retour, retour aux gens, retour à la ville, retour vers le centre, comme on le voit par exemple à la fin de La leçon de la Sainte-Victoire (faire un renvoi à LSV 118).
La plume de Peter Handke et d’Emmanuel Bove glissent au même rythme : tous deux parviennent à dire les choses sans les désigner avec précision puisqu’elles ne sont pas toujours palpables. Pour les exprimer, ils les circonscrivent.[38]
La relation avec Georges-Arthur Goldschmidt dépasse la simple traduction. Goldschmidt a traduit la plupart des textes de Handke publiés en France, Handke s’est consacré à la traduction allemande de deux textes de Goldschmidt : en 1982, il traduit le roman autobiographique Le miroir quotidien (Der Spiegeltag), en 1992 La Forêt interrompue (Der unterbrochene Wald). Traduire son propre traducteur représente pour Handke aussi une forme de reconnaissance et de gratitude. Par ailleurs, il s’agit d’un dialogue littéraire profond : la peur, élément très présent dans ces récits, est un sujet dont Handke se sent très proche.[39] Goldschmidt, germanophone francisé, offre à Handke un miroir de sa propre identité linguistique. En traduisant Goldschmidt, Handke réfléchit à la violence et à la sensualité de la langue allemande, à son histoire et à ses possibilités.[40]
Une relation relevant des traductions mutuelles s’est nouée entre Handke et Bruno Bayen (*1950), écrivain et homme de théâtre. Peter Handke connaît Bruno Bayen depuis 1973 alors que ce dernier, lecteur passionné des textes handkéens, se retrouve un jour devant la porte de son appartement proche de la Porte d’Auteuil pour lui manifester son enthousiasme.[41] C’est pourtant la maison d’édition l’Arche qui a établi le contact entre les deux écrivains.[42] Les traductions que fit Peter Handke de Restent les voyages (Bleiben die Reisen), publié en 1997, et du roman Les excédés (Die Verärgerten) en 2000 ont été une forme de reconnaissance[43] après que Bayen avait traduit Die Stunde da wir nichts voneinander wußten, Das Spiel vom Fragen et Zurüstungen für die Unsterblichkeit.
Bayen est aussi metteur en scène : en 1980, il met en scène à Brème la pièce de Handke Die Unvernünftigen sterben aus dans une version modifiée par Bayen lui-même et par Jean-Pierre Sarrazac. Le texte a été enrichi de notes tirées des journaux de Peter Handke afin de souligner l’observation sensible de l’auteur et ses réactions aux événements extérieurs.
Handke, médiateur culturel entre l’Autriche et la France
Mais la médiation culturelle dépasse de loin la traduction : Handke soutient des auteurs, écrit des préfaces dans lesquelles il s’exprime sur l’importance et la signification du texte en question, favorise la publication de textes et participe à des jurys littéraires. Il utilise son prestige pour attirer l’attention sur des œuvres marginales ou oubliées (p. ex. Alfred Kolleritsch, Ludwig Hohl, Franz Michael Felder, Johannes Moy, Florian Lipuš, Gustav Januš, Hermann Lenz, Philippe Jaccottet, Gerhard Meier) et les imposer aussi à ses éditeurs.
En ce qui concerne par exemple Emmanuel Bove, la traduction est considérée comme un vrai « devoir »[44] et l’engagement de Handke a déclenché un tel engouement en Allemagne que la quasi-intégralité de l’œuvre de Bove, depuis, a été traduite et publiée chez divers éditeurs. Ce faisant, il a aussi contribué à la réhabilitation de Bove en France , comme en témoigne la préface qu’il a rédigée pour la biographie de Bove par Raymond Cousse et Jean-Luc Bitton publiée en 1994.
Références et liens externes
- ↑ Schwagerle 2006
- ↑ À souligner dans ce contexte l’intérêt de Handke pour Alain Robbe-Grillet et le Nouveau Roman qui l’aidaient – comme il le souligne souvent – à sortir de son for intérieur. Cf. Handke et Hamm 2006, 142
- ↑ Schwagerle 2006
- ↑ Hafner et Pöckl 2018
- ↑ Handke : Aber ich lebe nur von den Zwischenräumen 1990, 263
- ↑ La Femme gauchère fut tourné pendant six semaines en 1977 à Paris, à Meudon et surtout à Clamart, dans la maison de Handke. Handke y figure comme réalisateur, Wim Wenders uniquement comme producteur.
- ↑ Handke : Langsam im Schatten 1992, 97 sq.
- ↑ Handke : Aber ich lebe nur von den Zwischenräumen 1990, 197
- ↑ Handke: Espaces intermédiaires 1992
- ↑ Goldschmidt et Salino 1983
- ↑ Perrier 1994
- ↑ Avec ses traductions des œuvres, de Florian Lipuš et Gustav Januš, Handke a réussi à susciter l’intérêt pour la littérature slovène de l’Autriche / Carinthie.
- ↑ Löffler 1986
- ↑ Ponge 1982 (1952)
- ↑ Ponge 1988
- ↑ Handke dans la postface à Kleine Suite des Vivarais, 114–116
- ↑ Pour une étude détaillée qui compare la poétique de Ponge avec celle de Handke cf. Schmitz-Emans 1993, 255–287 ; également : Pöckl 1995, 125–137.
- ↑ Handke : Langsam im Schatten 1992, 86–88
- ↑ Concernant ce travail de traduction et l’importance de celui-ci pour la poétique de Handke cf. Schwagerle 2009, 87–108.
- ↑ Weissmann 2003, 61 sq.
- ↑ Weissmann 2003, 63
- ↑ Le titre de ce texte handkéen fait allusion à une collection de poèmes de René Char, intitulée Fureur et mystère et publiée chez Gallimard en 1967. La traduction allemande, réalisée par Johannes Hübner et Lothar Klünner, est publiée en 1990 chez Fischer.
- ↑ Ce texte, intitulé « Nager dans la Sorgue », est publié en annexe de la monographie de Goldschmidt sur Peter Handke : G.-A.G. : Peter Handke, p. 193 sq.
- ↑ Handke : Am Felsfenster morgens 1998, 80
- ↑ Handke : Nager dans la Sorgue 1988, 194
- ↑ Handke : Nager dans la Sorgue 1988, 194
- ↑ „Orts-Schriftsteller“. Handke : Aber ich lebe nur von den Zwischenräumen 1987
- ↑ Gaudemar 1986
- ↑ Goldschmidt et Salino 1983
- ↑ Entretien avec Peter Handke du 29 novembre 2005
- ↑ https://data.bnf.fr/ark:/12148/cb13091366f
- ↑ Handke l’a répété à plusieurs reprises, y compris lors de notre entretien du 29 novembre 2005.
- ↑ Cousse et Bitton 1994, 114
- ↑ Handke : Langsam im Schatten 1992, 111–113
- ↑ Müller 1993, 55
- ↑ Cf. aussi la distinction topographique qui existe – pour Handke – entre traduire et écrire : „Übersetzen im Zentrum des Geschehens; Schreiben am Rand, mit dem fortwährenden Versuch, sich einem Zentrum zu nähern, das ungewiß bleibt – bleiben muß?“ (LIS 99)
- ↑ Amann, Hafner et Wagner 2005
- ↑ Bitton 1991, 81
- ↑ Cf. entretien avec Peter Handke du 29 novembre 2005.
- ↑ Handke : Langsam im Schatten 1992, 107 sq.
- ↑ Cf. entretien avec Peter Handke du 29 novembre 2005.
- ↑ Entretien avec Rudolf Rach du 25 octobre 2005.
- ↑ Rudolf Rach parle d’une Gegengabe : entretien avec Rudolf Rach du 25 octobre 2005.
- ↑ Cousse et Bitton 1994, 247 sq.
Bibliographie
Textes de Peter Handke
- Als das Wünschen noch geholfen hat. Frankfurt/Main : Suhrkamp 1974.
- Die linkshändige Frau. Frankfurt/Main : Suhrkamp 1976.
- Après-midi d’un écrivain. Paris : Gallimard 1988.
- Langsam im Schatten. Gesammelte Verzettelungen 1980–1992. Frankfurt/Main : Suhrkamp 1992.
- Espaces intermédiaires. Entretiens avec Herbert Gamper. Paris : Christian Bourgois Éditeur 1992.
- Am Felsfenster morgens (und andere Ortszeiten 1982–1987). Salzburg, Wien : Residenz 1998
- Pourquoi la cuisine ?. Textes écrits pour le spectacle « La cuisine » de Mladen Materic.- Paris : Gallimard 2001.
- Mündliches und Schriftliches. Zu Büchern, Bildern und Filmen 1992-2002.- Frankfurt/Main : Suhrkamp 2002.
- Peter Handke et Klaus Amann: Wut und Geheimnis. Peter Handkes Poetik der Begriffsstutzigkeit. Zwei Reden zur Verleihung des Ehrendoktorates der Universität Klagenfurt am 8. November 2002 an Peter Handke. Klagenfurt 2002.
- Peter Handke et Peter Hamm : Es leben die Illusionen. Gespräche in Chaville und anderswo. Göttingen : Wallstein 2006.
- Jusqu’à ce que le jour nous sépare ou Une question de lumière. Sens : Éditions Obsidiane 2009.
Traductions d’œuvres françaises par Peter Handke (par ordre chronologique)
- Bove, Emmanuel : Meine Freunde. Frankfurt/M. : Suhrkamp 1981.
- Bove, Emmanuel : Armand. Frankfurt/M. : Suhrkamp 1982.
- Ponge, Francis : Das Notizbuch vom Kiefernwald / La Mounine. Frankfurt/M. : Suhrkamp 1982.
- Goldschmidt, Georges-Arthur : Der Spiegeltag. Frankfurt/M. : Suhrkamp 1982.
- Bove, Emmanuel : Bécon-les-Bruyères. Frankfurt/M. : Suhrkamp 1984.
- Char, René : Rückkehr stromauf. Gedichte 1964–1975. München/Wien : Hanser 1984.
- Duras, Marguerite : Die Krankheit Tod. Frankfurt/M. : Fischer 1985.
- Modiano, Patrick : Eine Jugend. Frankfurt/M. : Suhrkamp 1985.
- Ponge, Francis : Kleine Suite des Vivarais. Salzburg : Residenz 1988.
- Green, Julien : Der andere Schlaf. München : Hanser 1988.
- Char, René : Die Nachbarschaften van Goghs. München : Renner 1990.
- Goldschmidt, Georges-Arthur : Der unterbrochene Wald. Zürich : Ammann 1992.
- Genet, Jean : Splendid’s. Sie. Frankfurt/M. : Verlag der Autoren 1994.
- Bayen, Bruno : Bleiben die Reisen. Salzburg : Residenz 1997.
- Bayen, Bruno : Die Verärgerten. Salzburg : Residenz 2000.
- Modiano, Patrick : Die Kleine Bijou. München : Hanser 2003.
Littérature critique et articles de presse
- Amann, Klaus, Hafner, Fabjan et Wagner, Karl (dir.) : Peter Handke. Poesie der Ränder. Wien : Böhlau 2005.
- Bitton, Jean-Luc : De Bécon-les-Bruyères à Chaville. Entretien avec Peter Handke. Dans : Jungle 14/1991. Le Castor Astral, p. 79–84.
- Cousse, Raymond et Bitton, Jean-Luc : Emmanuel Bove. La vie comme une ombre. Biographie, préfacée par Peter Handke. Paris : Le Castor Astral 1994.
- Gaudemar, Antoine de : La géographie de Peter Handke. Dans : Libération, 25 mars 1986.
- Goldschmidt, George-Arthur : Peter Handke. Paris : Éditions du Seuil 1988.
- Goldschmidt, Didier et Salino, Brigitte : Peter Handke : lent retour en Autriche. Dans : Les Nouvelles littéraires, 19 octobre 1983.
- Hafner, Fabjan et Pöckl, Wolfgang (dir.) : „… übersetzt von Peter Handke“ – Philologische und translationswissenschaftliche Analysen. Berlin : Frank & Timme 2018.
- Löffler, Sigrid : Der Mönch auf dem Berge. Dans : profil, 17 novembre 1986.
- Lüdgke, Martin W. : Orte des Schreckens. Entretien avec Peter Handke. Dans : Die Zeit, 29 mars 1985.
- Müller, André : Im Gespräch mit Peter Handke. Weitra : Bibliothek der Provinz 1993.
- Perrier, Jean-Louis : Peter Handke paroissien des Hauts-de-Seine. Dans : Le Monde, 21 mai 1994.
- Pöckl, Wolfgang: „Übersetzen ist ja eigentlich nur ein genaueres Lesen...“. Peter Handke als Übersetzer aus dem Französischen. Dans : Willi Hirdt (dir.) : Übersetzen im Wandel der Zeit. Probleme und Perspektiven des deutsch-französischen Literaturaustauschs. Tübingen 1995, p. 125–137.
- Schmitz-Emans , Monika: Die Wiederholung der Dinge im Wort. Zur Poetik Francis Ponges und Peter Handkes. Dans : Sprachkunst 2/1993, p. 255–287.
- Schwagerle, Elisabeth : Peter Handke et la France. Réception et Traduction. Thèse de doctorat. Université Paris III – Sorbonne Nouvelle et Universität Wien 2006.
- Schwagerle, Elisabeth : « Das war eigentlich die schönste Übersetzungserfahrung, die ich je hatte. » Peter Handke und René Char. In : Profile. Peter Handke. Freiheit des Schreibens – Ordnung der Schrift. Hrsg. von Klaus Kastberger. Wien : Paul Zsolnay Verlag 2009, p. 87–108.
- Weissmann, Dirk : Poésie, judaïsme, philosophie. Une histoire de la réception de Paul Celan en France, des débuts jusqu’à 1991. Thèse de Doctorat. Université Paris III. UFR d’Allemand 2003.
Auteuer
Elisabeth Faure (née Schwagerle)
Mise en ligne : 05/03/2026
